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Avec des anges...



Avec des anges... ce poème se conjugue à la perfection, au présent, au futur, peu m'importe : le vivre me transporte !

Coucher avec elle

Coucher avec elle
Pour le sommeil côte à côte
Pour les rêves parallèles
Pour la double respiration

Coucher avec elle
Pour l’ombre unique et surprenante
Pour la même chaleur
Pour la même solitude

Coucher avec elle
Pour l’aurore partagée
Pour le minuit identique
Pour les mêmes fantômes

Coucher coucher avec elle
Pour l’amour absolu
Pour le vice, pour le vice
Pour les baisers de toute espèce

Coucher avec elle
Pour un naufrage ineffable
Pour se prouver et prouver vraiment
Que jamais n’a pesé sur l'âme et le corps des amants
Le mensonge d’une tache originelle

Robert Desnos - Coucher avec elle

Anaïs...

«L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie.»
Anaïs Nin - Extrait d’ Etre une femme et autres essais



D'où me vient cette quête d'exploration en matière d'érotisme ? Il ne me semble pas que toutes les femmes aient cette même quête, au vu de mon entourage, mais... mis à part ceux et celles croisés par le biais de ce blog ou de notre bulle photographique qui parlent ouvertement de cette passion, je pense que la sphère intime n'est pas forcément exposée par tous et toutes aussi facilement. Et pourtant, je joue moi-même un jeu ambivalent puisque mes amis et proches ne connaissent de moi que ce que je veux bien révéler, pensant simplement que pour vivre heureux autant vivre cachée.
L'érotisme est-il bien le chemin à suivre pour mieux me connaitre et par là même mieux découvrir l'autre ? Il me semble que ce chemin est le bon, mais il ne me suffit pas. La photographie est il me semble un complément indispensable. Par ce biais, j'ai pu au fil du temps et de mes inquiétudes sur mes capacités de séduction, approcher autrement ce corps que je n'accepte pas toujours.
Fragile équilibre, l'autoportrait apporte par exemple les multiples facettes qu'une femme a envie de montrer. Poser sous un autre regard ne donnera pas le même résultat assurément (du moins c'est ce que j'ai pu constater à maintes reprises). Je ne suis pas la même lorsque je pose seule ou face à l'objectif de mon partenaire ou autre photographe. Etrange comme la recherche intérieure a parfois ce goût unique, permettant d'aller plus loin dans nos capacités et l'image que nous avons de nous. Mais pourquoi donne-t-on plus ? Peut-être n'a-t-on alors pas peur du jugement de l'autre ? Est-ce un moment de liberté ultime, seule face à l'objectif ?

Poser pour l'homme qui m'accompagne est en soi un autre plaisir je l'avoue. J'aime par ce jeu titiller ses envies et son désir... Femme multiple finalement !
Même si nous paraissons compliquées ce ne sont que les apparences : au final nous ne désirons que plaire et offrir le meilleur de nous.

Bagatelle...



Embrasse moi
Allez embrasse moi
Embrasse-moi encore
Et puis embrasse-moi
Embrasse-moi encore

J’aime l’idée volatile des baisers éternels
Bagatelle, bagatelle
Qu’en restera-t-il
Bagatelle, bagatelle

Allez embrasse moi
Embrasse-moi encore
Et puis embrasse-moi
Embrasse-moi encore

Pour joindre le futile
A l’agréable ma belle
Qu’en restera-t-il
Bagatelle, bagatelle

Plus qu’une bise légère
Il restera en l’air
Une envie de chanson
Piano à bretelles, bagatelle, bagatelle

Musette accordéon
Qui fait dans la dentelle,
Bagatelle, bagatelle
Plus qu’une bise légère

Allez embrasse moi
Embrasse-moi encore
Et puis embrasse-moi
Embrasse-moi encore

Il n’y a pas plus utile
Et plus universel
Quand restera-t-il
Bagatelle, bagatelle

Allez embrasse moi
Embrasse-moi encore
Et puis embrasse-moi
Embrasse-moi encore

J’aime l’idée volatile
des baisers eternels
Qu’en restera-t-il
Bagatelle, bagatelle

Plus qu’une bise légère
Tes baisers manquent pas d’air
Ils frivolent en chanson
Piano à bretelles, bagatelle,
bagatelle

Musette accordéon
Qui fait dans la dentelle,
Bagatelle, bagatelle
Plus qu’une bise légère

:: Art Mengo - Sujet libre - sept. 2009 ::

Flamme...



La flamme confuse du désir

''Amour, j'aime tant tes yeux,
Leur feu splendide, étincelant
Quand tu les lèves, malicieux,
Et traces un cercle miroitant
Tel un éclair venu des cieux…
Mais tes doux yeux bien plus encore
Sont captivants lorsqu'ils s'abaissent,
Que tu m'embrasses passionnément,
Et filtre entre la claie des paupières
La flamme confuse du désir…''

Fiodor Tiouttchev


Quelques mots empruntés qui expriment le désir qui m'embrase.
J'aime la confiance des yeux baissés. Ce n'est pas une fuite mais un lâcher prise. Se laisser aller au désir, intime et dévorant.
Certes, les regards soutenus sont pour moi un jeu que j'apprécie et qui éveillent le désir. Telle une armure, le regard se lance à l'assaut de l'autre. Par ce jeu, tenter alors de séduire, prouver notre désir, et mémoriser ces instants.
Cependant, une fois la garde baissée, l'armure aux pieds, on ne peut alors que plonger à corps perdu dans les bras de l'autre.
Le regard n'est plus qu'accessoire. ce sont les âmes qui se cherchent alors.
Retrouver durant ces instants la part d'éternité des amants enlacés, pénétrés l'un en l'autre. Ne former alors qu'un corps dédié au désir et à son assouvissement.
De braise vêtus, ce ne sont plus les yeux mais les corps qui s'embrasent.

Poema 5



Pour que tu m'entendes
mes mots
parfois s'amenuisent
comme la trace des mouettes sur la plage.


Collier, grelot ivre
pour le raisin de tes mains douces.


Mes mots je les regarde et je les vois lointains.
Ils sont à toi bien plus qu'à moi.
Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre.


Ils grimpent sur les murs humides.
Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable.


Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur.
Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.


C'est eux qui ont peuplé le vide où tu t'installes,
ma tristesse est à eux plus qu'à toi familière.


Ils diront donc ici ce que je veux te dire,
et entends-les comme je veux que tu m'entendes.

et parfois l'ouragan des songes les renverse.
Tu entends d'autres voix dans ma voix de douleur.
Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques.


Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi.
Ma compagne, suis-moi, sur la vague d'angoisse.


Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour.
Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.


Je fais de tous ces mots un collier infini
pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins

Pablo Neruda - Poema 5 - Vingt poèmes d amour...

Version originale :

Para que tú me oigas
mis palabras
se adelgazan a veces
como las huellas de las gaviotas en las playas.


Collar, cascabel ebrio
para tus manos suaves como las uvas.


Y las miro lejanas mis palabras.
Más que mías son tuyas.
Van trepando en mi viejo dolor como las yedras


Ellas trepan así por las paredes húmedas.
Eres tú la culpable de este juego sangriento.


Ellas están huyendo de mi guarida oscura.
Todo lo llenas tú, todo lo llenas.


Antes que tú poblaron la soledad que ocupas,
y están acostumbradas más que tú a mi tristeza.


Ahora quiero que digan lo que quiero decirte
para que tú las oigas como quiero que me oigas.


El viento de la angustia aún las suele arrastrar.
Huracanes de sueños aún a veces las tumban.


Escuchas otras voces en mi voz dolorida.
Llanto de viejas bocas, sangre de viejas súplicas.
Amame, compañera. No me abandones. Sígueme.
Sígueme, compañera, en esa ola de angustia.


Pero se van tiñendo con tu amor mis palabras.
Todo lo ocupas tú, todo lo ocupas.


Voy haciendo de todas un collar infinito
para tus blancas manos, suaves como las uvas.

De l'engagement...



Au risque de vous paraitre idéaliste & de nouveau utopique à vos yeux, je continue tout de même mon partage sur ce thème.
Que voulez-vous, ma conviction et ma réalité dépassent de loin ce que l'on m'avait inculqué ou suggéré sur le mariage. Mariage qui d'ailleurs ne me semble pas une fatale issue. D'autres engagements me semblent concevables. L'essentiel étant de réunir deux êtres ou plus (concevable aussi !) à l'unisson.
Dans "Eloge du mariage, de l’engagement et autres folies" Christiane SINGER nous propose d'autres parcours loin des adages récurrents. S'engager oui mais vers quoi ?
Il y a engagement et engagement. Cet acte n'est pas anodin et le respecter nous amène à nous respecter nous-même.

Présentation du livre :
Entre le désir profond de se lier, de s'engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d'échapper à tout lien, quel tohu-bohu ! Or, pour vivre ces exigences contradictoires et d'égale dignité sans être écartelé, il n'y a aucun secours à attendre ni de la philosophie, ni de la morale, ni d'aucun savoir constitué. Il est probable que les seuls modèles adaptés pour nous permettre d'avancer sont la haute-voltige et l'art du funambule. Un mariage ne se contracte pas. Il se danse. A nos risques et périls.

Extraits :
''Il y a aujourd'hui un irrespect de l'engagement qui fige la moelle dans les os. Entrer au service de la vie est un devoir d'honneur.Mais qui a songé à le dire? A dire aux époux qu'ils partent sans ticket de retour pour une odyssée et que le voyage va aussi les mener à travers des forêts sombres, des steppes désertiques? et qu'ils vont connaître la lassitude, la sensation de devenir étrangers l'un à l'autre et à soi-même? qu'ils traverseront des contrées dont la langue leur sera inconnue et où tout ce qu'ils auront appris ne servira à rien? et qu'il y aura des moments peut-être où ils seront plus seuls - ensemble - que seul, par une nuit d'orage, au bout d'une digue battue par les vagues? Qui a songé à leur dire qu'une seule chose les portera: la fidélité à leur plus haute espérance - à ce qui leur a été donné de pressentir en l'instant où ils ont le plus aimé! Qu'ils sachent que cette folie-là, cette fulgurance, cette clairvoyance qui n'aura peut-être duré que le temps de battre des cils est pourtant le seul roc sur lequel se construit une vie, et qu'il n'est de fidélité qu'à cette folie - parce qu'elle seule est à la (dé) mesure de l'amour.

(...)Quand je laisse se dérouler devant moi tous les cortèges des noces auxquelles j'ai été conviée ces dernières décennies et dont je sais qu'un divorce les a depuis dispersées - comme une intempérie brusque fait s'enfuir en tous sens, une main sur le rebord de leur chapeau, les personnes qui les composaient -, une grande tristesse est en moi. Pas l'ombre d'un jugement. Une sensation de découragement, d'impuissance, que j'ose comparer à celle qui m'assaille, à la mort d'un enfant - là où la vie n'a pas reçu jusqu'au bout sa chance !

(...) Personne ne m'ôtera de l'esprit qu'il en est ainsi des relations qui nous unissent et que nous scions à la base parce que nous les croyons mortes. Cinq jours de patience, un mois - ou vingt ans - et nous aurions assisté à un prodige: la loi rigoureuse du «meurs et renais».

Mon désarroi persiste, résonne loin.

Cinquante, cent, deux cents témoins - j'en étais - ont entendu les jeunes époux prêter serment: Pour le meilleur et pour le pire... Une seule chair... Où sont-ils allés ces mots?

Les avons-nous seulement entendus? Sommes-nous tous si morts sous nos apparences trompeuses de vivants et de citoyens que nous ne faisons plus de différence entre une porte de limousine claquée et un serment? Les mots sont-ils si nécrosés sous la croûte des insignifiances, des glapissements, des grognements que nous ne les entendons plus? Ont-ils comme les fruits des supermarchés perdu leur saveur, leur énergie vitale, leur rayonnement et leur pouvoir nourricier? Ou attendent-ils de nous leur salut?

(...) Cette nuit j'ai rêvé de noces qui dureraient longtemps - et où aucun apporterait un cadeau singulier: du temps. Il existe des époux-fossiles comme il existe des croyants-fossiles. Ce sont ceux qui attendent de l'institution du mariage comme de l'institution de l'Eglise qu'elles les protègent des désordres de l'amour et de la foi. Cette tentative désespérée de garder au monde la lumière originelle de l'éclair tout en désamorçant le danger mortel aurait quelque chose de presque émouvant si elle ne prétendait y parvenir vraiment! L'institution qui maintient l'éclair sous cloche, le garde vissé sous un reliquaire, le défend comme un butin de rapt, se rend coupable envers la vie. L'espérance que la fulgurance même puisse se conserver est la racine du drame.

(...) Pitié pour ceux qui se marient pour être heureux. Pitié pour ceux qui, par malheur, seront trop longtemps heureux de ce bonheur anodin qu'on leur souhaite au jour de leurs noces - trop longtemps amoureux de l'amour inoffensif des lunes de miel! Pitié pour ceux qui seront trop longtemps photogéniques et présentables comme au jour de leurs noces! Elles sont froides, les cages de verre quand la lumière des vitrines s'éteint! Le mariage ne nous veut pas présentables, il nous veut vivants! - et il nous fera perdre la face jusqu'à ce que, sous nos masques, apparaissent nos vrais visages.''

D'humeur joueuse...



Face à toi, dénouer doucement son corset. Je te regarde et je sais que ce que tu vois ne quitteras pas ta mémoire. Je n'ai même pas besoin de m'approcher de toi pour savoir que sous ton pantalon le feu te dévore déjà. Suspendre cet instant et t'offrir l'offrande de la belle qui m'accompagne dans ce jeu. Tu en veux plus ?... regardes bien cette cambrure. Admires cette perfection. Sa peau est si douce... ses seins d'allure altière et ses lèvres si tentante. Diable ! Pas de chance car tu ne peux les voir. Moi oui. Et pour rien au monde je ne quitterais cette place.

Sens-tu les flammes te tenailler un peu plus ? Si tu savais ce que j'ai en tête... ton volcan exploserait à l'instant.

En attendant : regardes cet effeuillage et patience bel ange... ton tour viendra où nos mains & nos langues se poseront sur toi et nous serons alors incendiaires & sans pitié sur le devenir du feu qui te tenaille.

Nights in White Satin...




Qu'aimons-nous en fin de compte ?



Nous aimons en fin de compte nos désirs et non ce que nous désirons - F. NIETZSCHE - Par delà le bien et le mal

Cette phrase me fait réfléchir depuis quelques jours sur le Désir...
Ne recherchons-nous pas à être en "état de désir" perpétuel... plutôt qu'aimer simplement l'objet de nos désirs ?...
Dans une société où la "sur"consommation est devenu un leitmotiv, j'aurais pourtant souhaité idéaliser le désir & l'amour de l'autre autrement - atteindre un idéal où ce ne sont pas les "choses" ou le superficiel qui nous gouvernent mais bel et bien notre âme et conscience.
Et en même temps être dans cette quête perpétuelle de désir, n'est-ce pas au final le moyen le plus simple pour se sentir VIVANT. Exister dans le désir. Et atteindre ainsi un état qui nous transporte & nous fait chavirer aussi intensément à chaque fois que se présente l'occasion ?
Au deuxième abord... j'adhère finalement au propos. J'aime cet état de désir qui me fait exister, femme aux fantasmes multiples.

De cuir vêtue... captive



Mes mains parcourent son dos. Sa peau si douce semble avoir été lissée par les dieux. Sous mes caresses, elle me déclare avoir reçu un nouveau présent de son plus fervent admirateur.

J'aime cette odeur typique de cuir qui se dégage de l’emballage entrouvert. On déballe le précieux objet de son papier de soie. On froisse alors le papier pour découvrir plus vite la divine lingerie. C’est un corset de cuir…

Une fois posé sur Elle, cette deuxième peau exalte une odeur qui n'en est que plus enivrante. Le contraste entre le cuir noir et sa peau de lait est saisissant.
Je m’enivre du parfum du cuir et j’exulte lorsqu’elle me propose de la lacer. Je tiens ses liens entre mes mains... et je serre. Va-t-elle regretter sa demande ? Dans quelle mesure vais-je resserrer cet étau de peau tannée ? C’est la première fois que je lace puisque je n’ai auparavant été que l’objet d’une telle attention.

Au fur et à mesure du laçage, sa taille se dessine et nos liens se resserrent. Elle est mienne et elle sait que je ne suis pas insensible à ces instants intenses. Mon palpitant d'ailleurs n'y tient plus. Regarder la belle se dessiner ainsi sous mes doigts... c’est si divin ! Elle m'offre son dos lacé et je devine, même cachés, son sourire et ses pensées perverses. Je m’inquiète du serrage mais elle me dit de nouveau "serre encore plus". Esclave de ses mots je m’attelle de nouveau à la tâche.
Je resserre encore. Incroyable comme le cuir enserre si bien son corps. Plus je serre et plus ses seins pigeonnent.
Quel joli balcon Madame.

Pour parfaire la cambrure, je place sur un piédestal ma belle captive de cuir sur ses talons cinglants. Leurs aiguilles pourraient à elles seules transpercer bien des cœurs. Mais à cet instant, c’est mon cœur qui est infiniment troublé.

Belle captive, laissez- moi à présent vous admirer et m'en délecter ad vitam.

Science...

...du baiser.

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Contrées.

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Oscar Wilde...

... toujours à l'avant-garde !

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Du désir d'amour et de la vie

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