Blog'Ima'Jill

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Je ne me lasse pas...



Pendant bien trop longtemps je ne l'avais jamais cru possible.
Vivre aux côtés de l'Autre sans se lasser,
se percuter, s'affronter, puis s'évader vers l'ailleurs.

De lointaines histoires m'avaient persuadé que le destin nous poussait forcément à passer par ce chaos.
Pas d'exemples concrets pour me permettre de croire à autre chose.
L'inéluctable coulait de source. Condition humaine relayée par tout un chacun.
Trop d'avarice du don de soi, la peur de trop donner je présume ?
Peur de ne pas recevoir autant en retour ?
Difficile d'être en phase lorsque l'on a l'envie profonde de tout donner sans compter.
L'avarice du coeur et des gestes, voilà bien un comportement qui me désespère.
Je hais du plus profond de mon être cette hygiène de l'âme et du coeur que l'on nous inculque : être de parfaits "safe lovers".
Ne plus prendre de risque pour éviter la souffrance que peuvent provoquer la perte et de l'abandon.
Quel intérêt y a-t-il à vivre si c'est pour toujours compter et vivre dans la peur ?
Pourtant en quête d'éternité, notre peur de la mort nous mène dans de mauvaises traverses.
Au lieu de prendre le temps de goûter et de vivre, on court malgré nous vers notre fin sans avoir vraiment vécu et ressenti.
Je n'avais pas l'âme mathématique et j'avoue qu'il m'a été bien difficile de m'y retrouver dans ce dédale.

Et puis... un jour, au milieu de la foule, j'ai croisé son regard, c'était Lui.
Nous étions tous les deux en fuite avec en nous de profonds espoirs qui semblaient n'être que pure utopie.
Se rencontrer, s'accrocher, se mêler pour finalement véritablement se trouver.
C'était pour ne faire qu'Un mais nous ne le savions pas encore.
A force de suivre le mouvement on en devient aveugle et sourd.
Conditionnés à des amours hygiéniques comment sortir du labyrinthe ?
Avoir confiance réciproquement, était-ce si incongru ?

Apprendre à s'écouter et à tout se dire. Sans détour.
Encore beaucoup à apprendre. Et alors ?
Pas d'inquiétude. A ses cotés je veux tout apprendre.
Son âme. Ses yeux. Ses bras. Sa peau. Sa bouche. Son sexe.
Tout en lui m'appelle - sensations intenses & inconnues jusqu'alors.
J'aime toujours autant ses saveurs & son âme. Mon âme jumelle... il me semble.
Une quête d'éros commune qui nous pousse à des escapades vers l'ailleurs mais ensemble !
Prodiguer une certaine universalité, l'envie de partager du plaisir & de donner.
Lorsque l'on ne forme plus qu'Un la peur disparait pour laisser place aux désirs
Il me fait vibrer et je ne m'en lasse pas.

Je finirai sur une citation qui me touche :
«L'amour est la grande affaire de notre vie. Ce que l'Éros ouvre à l'être c'est la dissolution de l'ego dans quelque chose qui le dépasse.»
Christiane Singer

Wicked Game

Une autre époque... plus proche. Petit clin d'oeil à la fin proche de l'été.. souvenirs de nos amours estivales contrariées par la distance...



En image & musique... un clip réalisé en 1991 par le photographe Herb Ritts. Je suis pour une fois jalouse de ... Chris Isaak !
Avoir dans ses bras la belle Helena Christensen... ;o)
Honteux !

Du même interprète, une chanson culte : baby did a bad bad thing. Chanson phare du film Eyes Wide Shut... mais cette jolie brune incendiaire vous l'avez forcément reconnue ?!!

Kind...



Il est des nuits d'insomnie où certaines écoutes m'inspirent... me font carrément voyager quelques années en arrière.

Durant ces belles années du Jazz... trainer tard dans la nuit pour écouter ces notes à chaque fois renouvelées, inédites... L'esprit plongé littéralement dans ces rythmes qui me semblent si sensuels. Promesses inaltérées d'évasion et de sensations que seul le jazz m'apporte.

Ecouter encore et encore Miles Davis... jusqu'au lever du jour. Puis marcher dans la ville qui peine encore à se réveiller. Marcher au milieu des rues sous les lumières des candélabres, en entendant mes talons raisonner sur les pavés.

Le jour ne se lève pas encore histoire de laisser aux couche-tards le temps d'accepter que cette nuit touche à sa fin.
Prendre un dernier café sur la banquette en skaï d'un bistrot... et tomber dans tes bras, t'embrasser follement.
Heureuse d'entendre encore en moi raisonner les notes bleues de cette nuit.

Envie de...

... sieste à l'ombre des châtaigniers.


Petite période érotiquement creuse... les siestes crapuleuses me manquent. On fait vite... pas trop de bruit... pas assez de temps. C'est toujours bon mais... l'éternité me manque. ;o)
Difficile de se trouver un moment complice - la maison étant transformée pour l'été en gite & chambres d'hôtes. Vivement ces prochaines semaines pour pouvoir se promener nus tels Adam et Eve dans nos pénates. Redécouvrir le plaisir d'être seuls, le temps ne comptant plus. Goûter sereinement à ta peau et tout ce qui te fait vibrer. Prendre le temps de vivre et lézarder enfin...