Blog'Ima'Jill

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Flip' de fille



Plaire encore ?

Je re-découvre cycliquement cette angoisse. Un noeud qui revient sans que je l'y invite. Boule d'angoisse et de complexes qui rendent alors certains jours d'un gris terne.

On ne s'accepte pas toujours... et de temps en temps quelques inquiétudes refont surface pour déformer la réalité. Besoin d'être rassurée mais certains jours rien ni personne ne s'y prête. Envie dans ces moments sombres de retrouver la sérénité des quelques jours précédents. Ces blessures d'hier qui refont surface et qu'il est bien difficile d'exterminer m'immobilisent. Même si je constate qu'au fil du temps on s'accepte un peu plus au fil des jours, le blues arrive encore à m'atteindre.
Au plus bas... envie d'atteindre l'insouciance pas si lointaine.
une question reste : vais-je encore plaire ?
Angoisse existentielle qui me tenaille.
Je crois que ce n'est pas découvrir l'autre qui me bloque... mais me découvrir de nouveau. Partager l'intime n'est pas chose si aisée lorsque cette angoisse ressurgit.
Petit flip' de fille... promis dans quelques jours j'enlève le bas et le haut sans complexe !

Flamme...



La flamme confuse du désir

''Amour, j'aime tant tes yeux,
Leur feu splendide, étincelant
Quand tu les lèves, malicieux,
Et traces un cercle miroitant
Tel un éclair venu des cieux…
Mais tes doux yeux bien plus encore
Sont captivants lorsqu'ils s'abaissent,
Que tu m'embrasses passionnément,
Et filtre entre la claie des paupières
La flamme confuse du désir…''

Fiodor Tiouttchev


Quelques mots empruntés qui expriment le désir qui m'embrase.
J'aime la confiance des yeux baissés. Ce n'est pas une fuite mais un lâcher prise. Se laisser aller au désir, intime et dévorant.
Certes, les regards soutenus sont pour moi un jeu que j'apprécie et qui éveillent le désir. Telle une armure, le regard se lance à l'assaut de l'autre. Par ce jeu, tenter alors de séduire, prouver notre désir, et mémoriser ces instants.
Cependant, une fois la garde baissée, l'armure aux pieds, on ne peut alors que plonger à corps perdu dans les bras de l'autre.
Le regard n'est plus qu'accessoire. ce sont les âmes qui se cherchent alors.
Retrouver durant ces instants la part d'éternité des amants enlacés, pénétrés l'un en l'autre. Ne former alors qu'un corps dédié au désir et à son assouvissement.
De braise vêtus, ce ne sont plus les yeux mais les corps qui s'embrasent.