Par
Imajill ,
lundi 3 mars 2008 à
22:34 |
MOTS D'EROS | #
69 | rss
...ma captive

Mes mains parcourent son dos. Sa peau si douce semble avoir été lissée par les dieux. Sous mes caresses, elle me déclare avoir reçu un nouveau présent de son plus fervent admirateur.
J'aime cette odeur typique de cuir qui se dégage de l’emballage entrouvert. On déballe le précieux objet de son papier de soie. On froisse alors le papier pour découvrir plus vite la divine lingerie. C’est un corset de cuir…
Une fois posé sur Elle, cette deuxième peau exalte une odeur qui n'en est que plus enivrante. Le contraste entre le cuir noir et sa peau de lait est saisissant.
Je m’enivre du parfum du cuir et j’exulte lorsqu’elle me propose de la lacer. Je tiens ses liens entre mes mains... et je serre. Va-t-elle regretter sa demande ? Dans quelle mesure vais-je resserrer cet étau de peau tannée ? C’est la première fois que je lace puisque je n’ai auparavant été que l’objet d’une telle attention.
Au fur et à mesure du laçage, sa taille se dessine et nos liens se resserrent. Elle est mienne et elle sait que je ne suis pas insensible à ces instants intenses. Mon palpitant d'ailleurs n'y tient plus. Regarder la belle se dessiner ainsi sous mes doigts... c’est si divin !
Elle m'offre son dos lacé et je devine, même cachés, son sourire et ses pensées perverses.
Je m’inquiète du serrage mais elle me dit de nouveau "serre encore plus". Esclave de ses mots je m’attelle de nouveau à la tâche.
Je resserre encore. Incroyable comme le cuir enserre si bien son corps. Plus je serre et plus ses seins pigeonnent.
Quel joli balcon Madame.
Pour parfaire la cambrure, je place sur un piédestal ma belle captive de cuir sur ses talons cinglants. Leurs aiguilles pourraient à elles seules transpercer bien des cœurs. Mais à cet instant, c’est mon cœur qui est infiniment troublé.
Belle captive, laissez- moi à présent vous admirer et m'en délecter ad vitam.






1. Even › le mercredi 5 mars 2008 à 14:30
Il est juste, finalement, de se demander qui, du bourreau ou de la victime, est captif...
Sublime, quoiqu'il en soit, et comme toujours !
Even
2. Olivier › le mercredi 5 mars 2008 à 19:57
C'est à la fois troublant et prenant de lire ce récit, comme si vous aviez vécu cette situation...
Mais il est vrai que cette situation devait être très érotique et l'on imagine aisément les corps entrelacés comme l'aurait pu être ce corset de cuir...
3. Imajill › le vendredi 7 mars 2008 à 21:03
Even : Merci, mais je vous rassure, je n'ai du bourreau que la fâcheuse manie de ne pas laisser deviner si je suis capable de prodiguer coup de fouet ou douceurs. Un jeu qui demande toutefois un savant mélange des deux.
Olivier : je ne laisserai pas aux Augures révéler si j'ai ou non vécu cette situation. Mais il fait partie des fantasmes enfouis de longue date que l'on réalise enfin... sans s'y attendre. Et quel bonheur que de le réaliser comme dans un songe.
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