Par
Imajill ,
dimanche 20 janvier 2008 à
14:29 |
BUTINAGES | #
61 | rss
...sur la petite mort.

Il est des moments personnels et sereins où l'esprit part à la rencontre du corps et des mystères de la jouissance. Pour mieux connaitre ce corps, il faut avouer que la masturbation est la pratique la plus simple et la plus sûre pour y arriver. Ces moments si particuliers sont loin de ceux vécus à deux (ou plus), là où ce sont les autres qui nous découvrent et nous bouleversent. Arriverait-on réellement à bien se connaitre si l'on se privait de ces moments de plaisir solitaire ?... je pense intimement que les deux sont complémentaires.
Ce n'est que seul(e), face à nous même, que nous prenons la mesure de ce corps qui demeure si souvent pour nous un parfait inconnu. L'attente et la solitude de certains jours a un si beau remède que bien trop oublient. N'est-il pas agréable une fois ces caresses accomplies à leur terme, de ressentir ce flux de plaisir et réussir à s'abandonner enfin ? C'est si bon de sentir la brûlure nous envahir et savoir que dans quelques secondes ce sera une explosion des sens et du corps. Je suis attristée à l'idée que la masturbation passe encore trop souvent comme une pratique "anormale". Bien des hommes et des femmes s'en cachent pensant que le "malsain" (selon la morale) est à confondre avec ce qui tout simplement humain.
Le site Beautiful Agony recueille ces confessions intimes sur la masturbation. En anglais et malheureusement payant... mais diffuser de la vidéo a un coût que je reconnais. Faut-il "vendre" ces images personnelles ?... difficile pour moi de juger. Les personnes qui y postent leurs vidéos signent là un manifeste pour la masturbation et assument ce qu'elles revendiquent.
Qu'il est bon de voir ces regards perdus, ces cris, ces chuchotements, ces sourires, voire parfois l'esquisse de la douleur provoquée par la brûlure intime... des visages qui ne peuvent que nous émouvoir. Le plaisir sur un visage c'est beau à voir.
Tout est dans le suggestif et je suis attendrie pas ces instants de petite mort... où l'on a tous eu parfois l'impression que le coeur s'arrêtait.






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