
Nuit magique pour les petits et les grands... où tout peut arriver. En famille ou seul(e) avec un livre près de l'âtre... j'espère que ce noël vous avez été choyés et heureux. Bien qu'il reste le cap de la nouvelle année à fêter, je n'ai pas résisté à la tentation de vous offrir pour ces fêtes un petit présent, fruit de mon imagination. J'ai ressorti de mes archives d'une ancienne version du site, un conte coquin. J'espère qu'il vous plaira...
Le masque
Je ne sais si je peux vous conter cette aventure... est-ce que tout ceci est le fruit de mon imagination ou la réalité ? Je m'interroge encore...
Il y a quelques temps déjà, une amie m'avait conviée à une soirée masquée. La connaissant, je savais pertinemment à quoi m'attendre et je ne me faisais aucune illusion sur la possible fin de cette soirée.
En quête de ma tenue, je m'étais arrêtée sur l'idée d'une tenue de diablesse. Trouver une cape en moire rouge, une guêpière de cuir noir, des bas et des escarpins aux talons acérés ne m'avait pas posé de problème particulier, mais trouver un masque qui me plaise c'était une autre affaire !
Après une recherche infructueuse dans des magasins dédiés, et lasse de ne pas trouver un masque à mon goût, je décidais de rentrer bredouille bien qu'il ne me restait plus qu’une journée avant cette soirée.
Sortant d'une de ces enseignes bariolées, je ne songe alors même pas rentrer chez moi avec tous ces paquets en bus ou métro. J'ai tout juste le réflexe de héler un taxi passant au bon moment. Une fois installée, le taxi s'élance dans les rues qui commencent à clore leurs boutiques. Le chauffeur me dévisage dans son rétroviseur et il semble avoir reconnu l'adresse coquine d'un des sacs qui contient mes articles de cuir. Goguenard, celui-ci me lance : "Journée "shopping" aujourd'hui ?". En réponse à sa boutade, je fais une légère moue avant de lui offrir un grand sourire qui le laisse perplexe. Ses yeux se posent alors sur mes jambes nylonnées puis remontent sur le décolleté de ma fine robe en angora. Je rougis, mais ne voulant pas passer pour une sauvage, je lui explique brièvement que je suis en quête d'un déguisement, ainsi que ma déception concernant ma quête d'un masque adéquat.
Il réfléchit un instant et une étincelle dans ses yeux me fait supposer que j'ai bien fait d'exposer ma quête à ce chauffeur. Il me propose une dernière adresse qui pourrait posséder ce que je recherche. Ravie, je lui demande immédiatement de m'y déposer et avec un peu de chance, cette enseigne sera peut-être encore ouverte à cette heure. Le chauffeur de taxi fonce jusqu’à l’édifice qui ne semble pas encore clos mais s’avère ressembler plus à une vieille enseigne lugubre qu’à un magasin de déguisements. Peu rassurée, je demande au chauffeur de m’attendre jusqu’à ma sortie.
En ouvrant la porte grinçante de ce lieu, j’entre dans un lieu consacré aux tenues innombrables de personnages et créatures fantastiques. Admirative, je découvre finalement que cette boutique cache très bien son jeu. Subjuguée par tout ce que mes yeux rencontrent, je m’aperçois soudainement que le propriétaire de cet endroit m’observe depuis son comptoir. Confuse, et ne manquant pas en premier lieu aux règles les plus élémentaires de la courtoisie, je lui demande si dans cet étal, il n’a pas un masque seyant à une diablesse. A peine ais-je formulé ma demande, que cet homme, au regard magnétique et charmeur, s’approche de moi sous prétexte de mieux voir la forme de mon visage. Troublée, je sens qu’il me frôle de ses mains. Sentant mon trouble, il se retourne et ouvre alors un immense tiroir où ne se trouve qu’un seul masque, qu’il me tend en m’assurant que celui-ci devrait me convenir. En cuir fin, féminin et étiré vers les tempes, je constate que c’est tout à fait ce que je recherchais. Comblée, je règle l’objet de cuir et sors rejoindre mon taxi. Le chauffeur semble satisfait de me voir monter avec mon achat. Reconnaissante, je le remercie de nouveau une fois en bas de chez moi avec un pourboire récompensant ses précieux services.
Me voilà devant ma glace, déguisée et amusée de cette transformation. Provocante et diaboliquement tentatrice...Ainsi de cuir vêtue, c’est sûr : demain je serai irrésistible ! M’observant sous toutes les coutures, je constate qu’il manque quelque chose à ma tenue : mon masque ! Je constate en le plaçant sur mon visage que le cuir est chaud, comme s’il venait juste d’être porté.
Une fois le lien de ce masque noué, je suis encore plus étonnée de constater qu’une chaleur douce semble irradier du masque pour envahir mon visage et se diffuser le long de mon corps. Cette chaleur surnaturelle provoque en moi un trouble que je ne peux réprimer. Mon esprit divague alors vers des pensées sans équivoque, et me viennent alors à l’esprit les circonstances de l’achat de ce curieux accessoire… A cet instant, je m’imagine de nouveau près du vendeur de ce masque et je me vois de nouveau être près de lui. Je sens ses mains se poser sur mon cou, frôler mes seins, s’évader vers mes hanches, puis le bas de mes reins et finir leur périple vers le bas de mon ventre. Mes pensées à elles seules ne peuvent me rassasier et ce sont mes propres mains qui prennent le relais de mon imaginaire.
Voir dans le reflet du miroir ces gestes, provoque en moi un plaisir encore plus grand et il m’est facile d’imaginer mes mains appartenir à cet amant imaginaire. Sous ma guêpière, je sens mes seins pointer à travers le cuir. Mes mains soulagent alors la chaleur de ma poitrine en se glissant sous la lingerie pour les caresser à même la peau. Cependant, très vite, l’appel de mon sexe est plus fort et je me sens obligée de laisser mes mains descendre plus bas afin de satisfaire mon impérieuse envie. Une fois allongée, mes mains écartent le cuir fin et je sens au bout de mes doigts l’humidité au cœur de ma faille. Je recueille le doux nectar afin de m’occuper dignement de mon bourgeon, qui réclame d’être enfin soulagé. Mes doigts butinent alors le divin bouton, qui ondule sous mes douces tortures. Pantelante, l’image que me renvoie le miroir est d’une incroyable perversité : une diablesse de cuir terrassée par des mains dont elle n’a plus le contrôle. Contractée par l’accélération du rythme de mes flatteries, la cime de mon sexe devient de plus en plus gonflée et tendue, la chaleur m’envahissant alors, devenant incontrôlable et irrémédiable, me poussant vers l’ultime.
La jouissance me cloue au sol et les vagues du plaisir m’assaillent, me submergent et me noient, provocant des râles de jouissance violents et inattendus. Mon dernier regard vers mon reflet me pousse à retirer ce masque aux pouvoirs surnaturels. Je me suis assoupie, je ne sais combien de temps, et à mon réveil, je n’ai pu m’empêcher d’être satisfaite de cet achat.
Qu’allait provoquer le lendemain soir le port de mon masque ?...
