Blog'Ima'Jill

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Pureté...



et féminité...

Femme sculpturale et incandescente, Laetitia Casta fait partie de mon panthéon des créatures à la belle nature. La photographe Dominique Issermann a capturé à plusieurs reprises la belle corse et j'avoue que c'est avec grand plaisir que j'ai découvert cette dernière séance. Dans le luxe, le calme et la volupté... Laetitia Casta me semble de nouveau sublimée.

Jusqu'au 25 mars 2012, à la Maison européenne de la photographie, Dominique Issermann rend hommage à Laetitia Casta.
Cet hommage est composé de tirages suite à une séance aux Thermes de Vals en Suisse, qui ont offert un décor à cette séance, sublimant le corps et composant un éloge de la pureté. Tout sur cette exposition ici

Musique...





Photographies de Pasquale Maria Salerno

« La femme est un délicieux instrument de plaisir mais il faut en connaître les frémissantes cordes en étudier la prose le clavier timide le doigté changeant et capricieux. » Honoré de Balzac

Qu'il est bon d'être instrument sous des mains expertes.
Tout peut s'apprendre il me semble, même la découverte du corps d'une femme.
Mais si la curiosité et le désir de donner du plaisir ne sont pas au rendez-vous,
il manque alors ce savant ferment aux relations sensuelles entre deux êtres.
Au final, la frustration et l'ennui demeurent implacables...
J'ai l'infinie chance d'avoir près de moi un homme très (trop parfois ?) curieux et soucieux que je devienne instrument de plaisir...

Bleu électrique...



Je replonge dans le bleu électrique de mes bas et le bleu lunaire pour les vers.
Souvenirs d'une nuit bleu électrique, revêtant la tenue de la femme aux bas bleus.
Lumières dirigées & reflets de lune ... son regard sur moi.
J'ai fondu sur le sol, Lui a fondu sur ma peau et le nylon bleu et noir.


LA LUNE AUX YEUX BLEUS

La nuit, les chevelures des femmes et les branches des saules se confondent. Je marchais au bord de l'eau. Tout à coup, j'entendis chanter : alors seulement je reconnus qu'il y avait là des jeunes filles.

Je leur dis : « Que chantez-vous ? » Elles répondirent : « Ceux qui reviennent. » L'une attendait son père et l'autre son frère ; mais celle qui attendait son fiancé était la plus impatiente.

Elles avaient tressé pour eux des couronnes et des guirlandes, coupé des palmes aux palmiers et tiré des lotus de l'eau. Elles se tenaient par le cou et chantaient l'une après l'autre.

Je m'en allai le long du fleuve, tristement, et toute seule, mais en regardant autour de moi, je vis que derrière les grands arbres la lune aux yeux bleus me reconduisait.

La lune aux yeux bleus - XXI - LES CHANSONS DE BILITIS - Pierre Louys

Gravure de mode...



"Filles de Nuit" - Steve Lyon, Hiver 2011

J'aime la photographie et notamment celle qui rend hommage aux pièces de couture et à la mode. Vogue, Numéro, et j'en passe... magazines futiles mais qui ont permis de découvrir cependant des grands photographes depuis l'invention de la photographie.

Je n'ai pas pu m'empêcher de m'arrêter sur cette image (transformée par mes soins pour la rapprocher d'une éventuelle oeuvre picturale). Je trouve que cette photographie de mode mériterait un tableau... Le titre de la photo se suffisant à lui-même et me laisse songeuse... "Filles de nuit". Les regards et les poses... les ombres et lumières... l'ambiance de cette image forment un tout qui ne me laisse pas insensible.

Il ne me reste plus qu'à sortir toile et pinceaux !

Âmes...



Huile sur toile de Nu Ryu - "Soul mates"

L'étreinte marine

Une voix sous-marine enfle l'inflexion
De ta bouche et la mer est glauque tout entière
De rouler ta chair pâle en son remous profond.

Et la queue enroulée à ta stature altière
Fait rouer sa splendeur au ciel plein de couchant,
Et, parmi les varechs où tu fais ta litière,

Moi qui passe le long des eaux, j'ouïs ton chant
Toujours, et, sans te voir jamais, je te suppose
Dans ton hybride grâce et ton geste alléchant.

Je sais l'eau qui ruisselle à ta nudité rose,
Visqueuse et te salant journellement ta chair
Où une flore étrange et vivante est éclose;

Tes dix doigts dont chacun pèse du chaton clair
Que vint y incruster l'algue ou le coquillage
Et ta tête coiffée au hasard de la mer;

La blanche bave dont bouillonne ton sillage,
L'astérie à ton front et tes flancs gras d'oursins
Et la perle que pris ton oreille au passage;

Et comment est plaquée en rond entre tes seins
La méduse ou le poulpe aux grêles tentacules,
Et tes colliers d'écume humides et succincts.

Je te sais, ô sirène occulte qui circule
Dans le flux et le reflux que hante mon loisir
Triste et grave, les soirs, parmi les crépuscules,

Jumelle de mon âme austère et sans plaisir,
Sirène de ma mer natale et quotidienne,
O sirène de mon perpétuel désir !

O chevelure ! Ô hanche enflée avec la mienne,
Seins arrondis avec mes seins au va-et-vient
De la mer, ô fards clairs, ô toi, chair neustrienne !

Quand pourrais-je sentir ton cœur contre le mien
Battre sous ta poitrine humide de marée
Et fermer mon manteau lourd sur ton corps païen,

Pour t'avoir nue ainsi qu'une aiguille effarée
A moi, dans le frisson mouillé des goémons,
Et posséder enfin ta bouche désirée ?

Ou quel soir, descendue en silence des monts
Et des forêts vers toi, dans tes bras maritimes
Viendras-tu m'emporter pour, d'avals en amonts,
Balancer notre étreinte au remous des abîmes ?...

Lucie Delarue-Mardrus

De la délicatesse et autres potentiels...



De la délicatesse en toute chose... voilà ce qui semble avoir une place importante dans ma conception de la vie et des relations à l'autre.
En amitié et en amour, c'est un ciment indispensable. Tout ne peut être "délicat" bien sûr mais on peut amener et mener les choses avec une certaine délicatesse.
Être une personne délicate n'empêche pas parfois de s'emporter et suivre son instinct mais il est toujours possible d'y ajouter cette petite touche. En respectant les limites de l'autre et en se posant les bonnes questions je pense que cela devient naturel. Sur-jouée, la délicatesse devient obséquieuse voire se révèle tout simplement hypocrisie.
On ne naît pas forcément "doté" de cette capacité mais cela tient il me semble à un savant mélange liant notre éducation, notre entourage, notre personnalité et nos attentes. C'est une des facettes d'éducation que j'apprécie et qui me touche chez les autres. On apprend toujours si l'on sait se remettre en question et cerner nos propres indélicatesses, car je crois que l'on n'est jamais à l'abri d'en faire.

Dans une société si indélicate où l'on prône la réussite et l'avoir bien avant les valeurs fondamentales de l'être, souvent aux détriments d'un autre, je me sens parfois comme une étrangère. Croiser des personnes délicates et attentionnées rassure. J'aime les attentions même les plus simples qui restent les plus délicats à mes yeux.
Mes sens se souviennent du parfum de roses anciennes d'un jardin qu'une amie vous offre, d'épices rapportées de marchés lointains après un voyage... J'apprécie également les amitiés qui reposent sur l'écoute et toujours cette délicatesse qui pointe le bout de son nez. On peut s'emporter parfois mais revenir vers l'autre et exprimer son point de vue, tout en comprenant que l'on puisse ne pas être d'accord en tout point.
Ne pas juger ni être jugés. La vie est courte alors autant profiter de nos diversités pour enrichir nos vies.

Voici un joli roman qui m'a amenée à ces quelques réflexions... "La délicatesse" de David Foenkinos parle très justement de ces petits détails qui font du moment présent de véritables joyaux gravés à jamais en nous. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces pages en y retrouvant des attentes communes avec celles de l'héroïne (Nathalie). ce roman est léger, drôle et écrit justement tout en délicatesse.



Du même auteur, "Le potentiel érotique de ma femme" traite d'un sujet ô combien important dans la quête de sensualité. En chacun de nous sommeille une part d'érotisme ou "potentiel" dixit l'auteur. L'érotisme est une quête. On débute cette quête parfois par hasard... et il me semble que certaines rencontres déterminantes permettent de nous révéler cette facette qui peut sommeiller parfois plusieurs années. Je me suis retrouvée 15 années en arrière lorsque mon cher et tendre a su me révéler par sa confiance et son assurance ce qui sommeillait en moi. C'est un peu comme la Belle au Bois Dormant finalement. Il suffit d'un baiser du prince pour s'éveiller. Mais pas n'importe quel prince. En matière d'érotisme le baiser ne suffit pas... Il y a l'art et la manière de se découvrir et d'explorer les possibles. Par le corps et l'envie de découvrir et s'ouvrir à l'autre avec sincérité. Savoir lâcher prise pour se révéler.

Ce deuxième roman encense cette folie douce qui consiste à vivre pleinement nos obsessions et fantasmes (les réalisables tout en gardant dans un coin de notre tête ceux qui nous troublent sans oser les vivre). Et ce avec tout le respect et l'amour que l'on peut apporter à l'autre, avec humour et pour revenir sur le sujet précédent, toute la délicatesse nécessaire.

Couleur chocolat...



Je n'ai pas résisté à la tentation... du chocolat ni à un petit air rétro. Un air d'autrefois. Ni aux vers qui suivent.

Le vent d’autrefois

Il est minuit et demi
Le vinyle tourne
Toujours
Ce vent d’autrefois

Café, et encore du café
Ses yeux diamants
Inconscients
Ne se cachent jamais

L’encre des idées
A peine séchée
Et tout est repris
Tout est réécrit à nouveau

Le rythme de la basse
Coule à travers son corps
Comme du chocolat fondant
Dans la bouche veloutée
De celle qu’il aime

Jules Delavigne, 2006

Spéciale dédicace aux gourmandes et gourmands, férus de chocolat.

About love...



Marlène Dietrich in Shanghai Express - 1932

"L'amour c'est toujours compliqué.
Ce sont deux êtres humains qui tentent de vivre ensemble, donc ça sera forcément compliqué. Et l'amour c'est toujours compliqué. Mais les humains doivent essayer de s'aimer, darling...
Nous devons briser notre cœur parfois. C'est un bon signe d'avoir eu le cœur brisé. Cela signifie que nous avons essayé quelque chose."
- Elizabeth Gilbert - écrivain américaine, plus connue pour son autobiographie "Mange, prie, aime"



Janvier 2012

Voici venu le temps de tenir une résolution que j'avais stoppé nette en 2011 pour surmonter un évènement en début d'année dernière (merci encore une fois pour vos nombreux soutiens que vous m'avez apporté).
2012 est venue avec l'envie forte de reprendre ce que nous avions commencé : je parle d'un calendrier posant mois par mois une humeur érotique. Tout avait commencé ici... Voici la suite en image...



L'année 2012 vous promet un autre évènement important pour nous. Un anniversaire tout rond tout chaud... 10 ans d'Imajill !

J'ai déjà commencé à ouvrir les archives ces derniers posts. Je vais tenter de remonter dans le temps et vous conter la genèse du site, ce qui me et nous tient à coeur, nos évolutions, notre vision de la féminité, de l'érotisme, la place de la photographie... nos envies et désirs au fil des pages. J'ai envie de vous faire goûter à l'ambiance des sites amateurs que nous aimions il y a 10 ans.
J'espère réussir à vous faire rêver et vous permettre de mieux saisir le plaisir que nous vivons en faisant vivre au fil des années ces pages.

Une année 2012 que j'espère faire pétiller & à vous qui passez sur ces pages, merci pour vos commentaires & amitié... Baisers doux

Un rêve...



Ce rêve… toujours un peu le même, mais à chaque fois plus précis… me laissant au matin dans cet état étrange et la nette impression de l’avoir réellement vécu.
J'ai la sensation de faire le voyage jusqu’à vous chaque nuit.

Possible… vous êtes la seule à pouvoir le dire…
Rêvez-vous de moi ?
M’imaginez-vous posséder votre bouche et votre corps sans restriction ?

Laissez-vous faire… mes rêves au cœur de la pénombre ont éclairé mes désirs. Soyez prête à être corvéable et à ma merci pour un long voyage. Une quête des plaisirs à l’infini. A présent, fermez les yeux...

Jill... boite à archives :: 2004 ::

2012...

En résumé chers amis, blogueurs & internautes...
Je tenais à vous susurrer quelques mots pour cette nouvelle année qui commence...



Que cette année vous apporte ce qui vous tient à coeur. Accomplissements, projets, amour, amitié & santé !
On vous embrasse.

Jill & Toph of course !

Magique...



Nuit magique pour les petits et les grands... où tout peut arriver. En famille ou seul(e) avec un livre près de l'âtre... j'espère que ce noël vous avez été choyés et heureux. Bien qu'il reste le cap de la nouvelle année à fêter, je n'ai pas résisté à la tentation de vous offrir pour ces fêtes un petit présent, fruit de mon imagination. J'ai ressorti de mes archives d'une ancienne version du site, un conte coquin. J'espère qu'il vous plaira...

Le masque

Je ne sais si je peux vous conter cette aventure... est-ce que tout ceci est le fruit de mon imagination ou la réalité ? Je m'interroge encore...

Il y a quelques temps déjà, une amie m'avait conviée à une soirée masquée. La connaissant, je savais pertinemment à quoi m'attendre et je ne me faisais aucune illusion sur la possible fin de cette soirée.

En quête de ma tenue, je m'étais arrêtée sur l'idée d'une tenue de diablesse. Trouver une cape en moire rouge, une guêpière de cuir noir, des bas et des escarpins aux talons acérés ne m'avait pas posé de problème particulier, mais trouver un masque qui me plaise c'était une autre affaire ! Après une recherche infructueuse dans des magasins dédiés, et lasse de ne pas trouver un masque à mon goût, je décidais de rentrer bredouille bien qu'il ne me restait plus qu’une journée avant cette soirée.

Sortant d'une de ces enseignes bariolées, je ne songe alors même pas rentrer chez moi avec tous ces paquets en bus ou métro. J'ai tout juste le réflexe de héler un taxi passant au bon moment. Une fois installée, le taxi s'élance dans les rues qui commencent à clore leurs boutiques. Le chauffeur me dévisage dans son rétroviseur et il semble avoir reconnu l'adresse coquine d'un des sacs qui contient mes articles de cuir. Goguenard, celui-ci me lance : "Journée "shopping" aujourd'hui ?". En réponse à sa boutade, je fais une légère moue avant de lui offrir un grand sourire qui le laisse perplexe. Ses yeux se posent alors sur mes jambes nylonnées puis remontent sur le décolleté de ma fine robe en angora. Je rougis, mais ne voulant pas passer pour une sauvage, je lui explique brièvement que je suis en quête d'un déguisement, ainsi que ma déception concernant ma quête d'un masque adéquat.

Il réfléchit un instant et une étincelle dans ses yeux me fait supposer que j'ai bien fait d'exposer ma quête à ce chauffeur. Il me propose une dernière adresse qui pourrait posséder ce que je recherche. Ravie, je lui demande immédiatement de m'y déposer et avec un peu de chance, cette enseigne sera peut-être encore ouverte à cette heure. Le chauffeur de taxi fonce jusqu’à l’édifice qui ne semble pas encore clos mais s’avère ressembler plus à une vieille enseigne lugubre qu’à un magasin de déguisements. Peu rassurée, je demande au chauffeur de m’attendre jusqu’à ma sortie.

En ouvrant la porte grinçante de ce lieu, j’entre dans un lieu consacré aux tenues innombrables de personnages et créatures fantastiques. Admirative, je découvre finalement que cette boutique cache très bien son jeu. Subjuguée par tout ce que mes yeux rencontrent, je m’aperçois soudainement que le propriétaire de cet endroit m’observe depuis son comptoir. Confuse, et ne manquant pas en premier lieu aux règles les plus élémentaires de la courtoisie, je lui demande si dans cet étal, il n’a pas un masque seyant à une diablesse. A peine ais-je formulé ma demande, que cet homme, au regard magnétique et charmeur, s’approche de moi sous prétexte de mieux voir la forme de mon visage. Troublée, je sens qu’il me frôle de ses mains. Sentant mon trouble, il se retourne et ouvre alors un immense tiroir où ne se trouve qu’un seul masque, qu’il me tend en m’assurant que celui-ci devrait me convenir. En cuir fin, féminin et étiré vers les tempes, je constate que c’est tout à fait ce que je recherchais. Comblée, je règle l’objet de cuir et sors rejoindre mon taxi. Le chauffeur semble satisfait de me voir monter avec mon achat. Reconnaissante, je le remercie de nouveau une fois en bas de chez moi avec un pourboire récompensant ses précieux services.

Me voilà devant ma glace, déguisée et amusée de cette transformation. Provocante et diaboliquement tentatrice...Ainsi de cuir vêtue, c’est sûr : demain je serai irrésistible ! M’observant sous toutes les coutures, je constate qu’il manque quelque chose à ma tenue : mon masque ! Je constate en le plaçant sur mon visage que le cuir est chaud, comme s’il venait juste d’être porté.
Une fois le lien de ce masque noué, je suis encore plus étonnée de constater qu’une chaleur douce semble irradier du masque pour envahir mon visage et se diffuser le long de mon corps. Cette chaleur surnaturelle provoque en moi un trouble que je ne peux réprimer. Mon esprit divague alors vers des pensées sans équivoque, et me viennent alors à l’esprit les circonstances de l’achat de ce curieux accessoire… A cet instant, je m’imagine de nouveau près du vendeur de ce masque et je me vois de nouveau être près de lui. Je sens ses mains se poser sur mon cou, frôler mes seins, s’évader vers mes hanches, puis le bas de mes reins et finir leur périple vers le bas de mon ventre. Mes pensées à elles seules ne peuvent me rassasier et ce sont mes propres mains qui prennent le relais de mon imaginaire.

Voir dans le reflet du miroir ces gestes, provoque en moi un plaisir encore plus grand et il m’est facile d’imaginer mes mains appartenir à cet amant imaginaire. Sous ma guêpière, je sens mes seins pointer à travers le cuir. Mes mains soulagent alors la chaleur de ma poitrine en se glissant sous la lingerie pour les caresser à même la peau. Cependant, très vite, l’appel de mon sexe est plus fort et je me sens obligée de laisser mes mains descendre plus bas afin de satisfaire mon impérieuse envie. Une fois allongée, mes mains écartent le cuir fin et je sens au bout de mes doigts l’humidité au cœur de ma faille. Je recueille le doux nectar afin de m’occuper dignement de mon bourgeon, qui réclame d’être enfin soulagé. Mes doigts butinent alors le divin bouton, qui ondule sous mes douces tortures. Pantelante, l’image que me renvoie le miroir est d’une incroyable perversité : une diablesse de cuir terrassée par des mains dont elle n’a plus le contrôle. Contractée par l’accélération du rythme de mes flatteries, la cime de mon sexe devient de plus en plus gonflée et tendue, la chaleur m’envahissant alors, devenant incontrôlable et irrémédiable, me poussant vers l’ultime.

La jouissance me cloue au sol et les vagues du plaisir m’assaillent, me submergent et me noient, provocant des râles de jouissance violents et inattendus. Mon dernier regard vers mon reflet me pousse à retirer ce masque aux pouvoirs surnaturels. Je me suis assoupie, je ne sais combien de temps, et à mon réveil, je n’ai pu m’empêcher d’être satisfaite de cet achat.
Qu’allait provoquer le lendemain soir le port de mon masque ?...

XVIII - La Lune


Blog d'Isabelle Cardinal ici

Il y a quelques nuits déjà, j'avais le regard tourné vers les astres et j'avais la vision spectaculaire d'un lever de lune... Lune ô combien imposante puisqu'elle paraissait ce soir là plus large qu'à l'accoutumée (un effet "supermoon" ?).

La lune m'a toujours fascinée. Je pourrais passer des heures à l'observer, la scruter... J'ai même déjà passé une nuit d'été à attendre une éclipse de lune.
J'aime particulièrement me promener dans des rues ou dans des jardins les nuits éclairées par l'astre lunaire. Drôle de lumière qui laisse planer un certain mystère.

Source d’innombrables mythes, légendes et cultes donnant à certaines déesses son image (Isis, Diane ou Hécate par exemple…), la lune est un symbole cosmique depuis les temps immémoriaux jusqu’à nos jours.

A travers la mythologie, les contes populaires et la poésie, ce symbole est attaché à la divinité de la femme et la puissance fécondante de la vie, incarnées dans les divinités de la fécondité végétale et animale, fondues dans le culte de la Grande Mère (Mater magna).

Femme aux trois visages comme le cycle de la lune, celle-ci représente à la fois la jeunesse, la maturité et la mort : le cycle éternel de la Lune. Cet aspect éternel et universel se prolonge à travers le symbolisme astrologique, qui associe à cet astre l’influence maternelle sur l’individu en tant que mère nourricière, chaleureuse et affective

Parmi les cartes du tarot, c'est l'une des cartes les plus mystérieuses. Dans sa symbolique courante, la lune renvoie au domaine de l’intuition jusqu’à la clairvoyance, elle y évoque également le féminin et la maternité.

Cette arcane majeure évoque différents thèmes pour son interprétation : l'imagination, les rêves, l'intuition, l'inconscient, la réflexion, la poésie, la compréhension du passé pour imaginer le futur, et pour finir l'histoire de l'humanité. Pas étonnant que ces symboliques me fascinent.

Je vous propose d'écouter la voix chaude et féminine de Zap Mama qui évoque magnifiquement les symboles décrits précédemment et qui je l'avoue a largement inspiré ce post.






Un cadeau de Papyanar... lisez, aimez puis imaginez ;)

Je me souviens
Extrême rareté
D'un clarté
Bourgeonnante
Sur un astre
Joyeux
Aux visages
Des femmes
Belles
Douce
Cheveux légers
Jaune paille
Douceurs
Pénétrantes
Sur un astre
Haut perché
Si doux a regarder
Pour les pierrots
Tristes
Évincés
D'une Colombine
Lune croissant
Tu perds
Ton hale
Pleine lune
Rend mon Âme
Désireuse
Des amours
D’antan
Je me souviens
Extrême clarté
De ton visage
Aimé.
Merci à vous de voir ainsi la lune ;) Bises...

Ultraviolet



Photo by MyLove ;)

Au delà du violet,
Ton magnétisme me sidère,
Sous cette atmosphère, notre atmosphère...

Tes rayons traversent ma peau...
Et sous l'épiderme, j'absorbe l'énergie
Si positive, elle me tanne...

J'aime sentir darder sur moi
Ton regard qui me submerge
Tu es mon overdose d'UVA,B et j'en passe !

J'en abuse et je sais,
Ma peau s'en souvient...
Tu m'ultraviolet'te.


Paroles & musique couleur ultraviolet...

Sometimes I feel like I don't know
Sometimes I feel like checkin' out
I wanna get it wrong
Can't always be strong
And love it won't be long...

Oh sugar
Don't you cry
Oh child
Wipe the tears from your eyes
You know I need you to be strong
And the day is as dark as the night is long
Feel like trash
You make me feel clean
I'm in the black
Can't see or be seen

Baby baby baby light my way

You bury your treasure
Where it can't be found
But your love is like a secret
That's been passed around
There is a silence that comes to a house
Where no-one can sleep
I guess it's the price of love
I know it's not cheap

Baby baby baby light my way

I remember
When we could sleep on stones
Now we lie together
In whispers and moans
When I was all messed up
And I heard opera in my head
Your love was a light bulb
Hanging over my bed

Baby baby baby...

de U2 of course ! Ultra violet

Taguée ?!!



Me voilà taguée... par la belle Ophélie. Il me faut donc répondre au questionnaire qu'elle-même a rempli sur ses pages.

Q: Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la quatrième phrase.
R: « Où les murs se descellent »

C’est court… normal il s’agit d’un extrait du poème « Ensemble » d’Andrée Chedid
A lire ici pour les curieux

Q: Sans vérifier, devinez l'heure.
R: 19 heures 30.

Q: Vérifiez.
R: 19 heures 57.

Q: Que portez-vous ?
R: Autour du cou, un cristal que j'adore. A même la peau, du cuir et un pull tout doux en angora.

Q: Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
R: Les yeux de mon homme.

Q: Quel bruit, entendez-vous, à part celui de votre ordinateur ?
R: Le chat qui réclame des caresses (ou sa pitance ?), le feu de ma cheminée et sur ma chaine hi-fi la chaude voix ce Nougaro.

Q: Quand êtes-vous sortie pour la dernière fois, qu'avez-vous fait?
R: Vendredi dernier - c'était une milonga - j'y ai dansé le tango et bu du vin argentin

Q: Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
R: Waste Land.- Film qui démontre que tout objet ordinaire jeté à la décharge peut avoir une seconde vie plus qu'ordinaire.

Q: Avez-vous rêvé cette nuit ?
R: Oui. Un rêve étrange et pénétrant…

Q: Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
R: Ce soir en lisant le tout dernier Causette arrivé dans ma boite aux lettres.

Q: Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?
R: Quelques toiles (pas d’araignées voyons), des photos de mes nièces et des étagères garnies de livres et CD d'informatique/graphisme.

Q: Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
R: Je fais nos bagages et nous partons en voyage avec deux billets en poche pour prendre le Trans Orient Express et ensuite improviser un tour du monde au fil de nos pérégrinations & rencontres.

Q: Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
R: Ma coiffure au réveil : un mélange ce matin entre la lionne au saut du lit et un côté nettement marqué par l'oreiller. Une douche et il n'en paraissait plus...

Q: Que pensez-vous de ce questionnaire ?
R: Sympa mais j'y ajouterais à la fin une question autour d'une phrase préférée ou celle qui nous résume le mieux

Q: Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas ?
R: mon tour de poitrine ?... 95D

Q: Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
R: Rosa – une fleur révolutionnaire

Q: Et si c'était un garçon ?
R: Le prénom d’un poète certainement (choix ô combien difficile).

Q: Avez-vous pensé à vivre à l'étranger ?
R: Oui. L'Amérique latine et les pays du sud m’attirent.

Q: Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
R: Je vous préviens : ici nous n’avons ni fouet ni chaine. Il faudra s’adresser à Lucifer le cas échéant et remplir le formulaire L-666

Q: Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde, en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez-vous ?
R: Petite liste... dans l'ordre :

1 - la connerie ("vaste programme !" dixit De Gaulle)
2 - les colporteurs de ragots et ceux qui les boivent sans se poser de question
3 - les manipulateurs/trices (ce qui va souvent de pair avec le point 2) - Demandez-vous toujours ce que dit de vous, une fois passé la porte, l'ami(e) qui passe son temps à déblatérer sur les autres.
4 - la sur-con-sommation

Q: Aimez-vous danser ?
R: Oh que oui ! Tango of course vous l’aurez déjà lu sur ces pages mais tout ce qui me fait bouger : salsa, pop, rock, électro, dub et j’en passe.

Q: Quelle est la dernière chose que vous avez regardée à la télévision ?
R: un épisode de « Bref »

Maintenant voici la liste de celles et ceux que j’aimerais lire et voir se confier sur les mêmes questions :

Caro
Lilou
François
Even
Monsieur
J'ai de serieux doutes mais on verra bien :
Waid ?
Philo ?
CUI ?

Dentelle, Capucine, Papyanar & Valmont sont déjà tagués mais j'irai lire leurs réponses ;)